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Quand la réalité alimente la fiction et fait causer au café littéraire

Encore un beau succès pour le café littéraire organisé le samedi 28 novembre par ACCES (Association Culturelle Conviviale d’Ecoute et de Solidarité), en partenariat avec la bibliothèque de l’Amicale Laïque.

En préambule, cette question d’actualité : « Que peut la littérature dans le monde et le contexte actuels ? » Comme l’a dit Boris Cyrulnik : « Lire des romans est une mesure de salubrité publique ». La littérature permet d’oser rencontrer quelqu’un qui n’est pas soi et fait découvrir un autre monde. Il faut accepter d’être surpris, de s’étonner, de douter. Alors on n’est plus soumis, mais libre.

La réalité alimente la fiction. C’est le cas dans les trois romans qui étaient proposés samedi après-midi : à commencer par « Le crime du comte Neville » d’Amélie Nothomb, où se mêlent intertextualité - avec la référence à un roman d’Oscar Wilde - et la réalité, avec les références à la vie de la noblesse en Belgique.

Dans le roman de Delphine de Vigan, « D’après une histoire vraie », prix Renaudot 2015, l’auteur raconte sa rencontre avec la mystérieuse L. Dédoublement de personnalité ? Amitié ou vampirisation ? Les lecteurs présents ont donné leur avis, que nous ne dévoilerons pas ici, préférant inviter celles et ceux qui ne l’auraient pas déjà fait à lire ce formidable ouvrage !

Quant à Jean-Pierre Fusier, auteur du roman « Heure d’hiver », il était présent aux côtés de la fondatrice et animatrice des cafés littéraires, Lucie Chatelain, et a pu répondre aux nombreuses questions des lecteurs. « Heure d’hiver » tourne autour d’une intrigue policière et mêle habilement fiction, en 2015, et réalité, avec le contexte évoqué : la mort de Robert Boulin en 1979.

Une affaire qui avait fait grand bruit, à l’époque, ainsi que l’a rappelé M. le Maire, Fabien THIEME, venu saluer organisateurs, auteurs et lecteurs. Et pour cause : l’homme, alors ministre du Travail de Raymond Barre, avait été retrouvé mort dans un étang de la forêt Rambouillet, « dans 50 cm d’eau ». Ce qui n’avait pas empêché l’enquête, à l’époque, de conclure à un suicide par noyade.

C’est sur cette affaire aussi tragique que rocambolesque qu’a tourné une bonne partie des échanges de l’après-midi. Lequel s’est terminé par une séance de dédicaces. Le 23 janvier, Lucie Chatelain recevra Françoise Tourneur pour « Au bras de fer » ; il sera également question du dernier titre de Gilles Legardinier, un auteur très prisé des cafés littéraires marlysiens : « Quelqu’un pour qui trembler ». Rendez-vous en 2016 !

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