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Conseil Municipal du 1er février 2018 - Décision prise concernant la demande de subvention pour la construction d’un restaurant scolaire à l’école Marie Curie

Article La Voix du Nord - 2 Février 2018

Le Lidl de la Briquette et la cantine des Floralies enflamment les débats du conseil.

Les élections sont encore loin, mais la trêve semble bien finie entre majorité et opposition au conseil de Marly. Jeudi soir, Fabien Thiémé espérait le consensus sur le projet de Lidl à la Briquette et de la cantine des Floralies. On a plutôt entendu des noms d’oiseaux.

Un investissement de 3,456 millions d’euros de Lidl pour transformer le magasin actuel de la Briquette en « maison de verre » : Fabien Thiémé n’a pas caché son enthousiasme face au projet qui sera « totalement financé » par la grande enseigne. « Cela ne coûtera rien à la ville », s’est-il engagé. Le nouveau bâtiment doit être érigé, juste à côté de l’emprise actuelle, entre le château Paul-Vaillant-Couturier et l’A2 sur un terrain de 11 900 m2. Le magasin proposera une surface de vente étendue de 990m2, contre 770 aujourd’hui, sur une surface totale de 1 942m2, ainsi que 126 places de stationnement.

Cerise sur le gâteau pour le maire, Lidl prendra en charge le rond-point d’accès, estimé à 300 000 € TTC, et une voirie nouvelle qui reliera la rue Paul-Vaillant-Couturier et le magasin donc, au quartier de la Briquette via la rue de la Martinique. Un rond-point que Fabien Thiémé voit d’un très bon œil, pour casser la vitesse sur « une route qui a connu nombre d’accidents et même meurtriers ». On se souvient qu’une Valenciennoise de 67 ans avait perdu la vie dans le prolongement de la rue, côté Aulnoy, sur l’avenue de Libération le 2 décembre dernier.

« Je suis surpris que la ville rentre dans le stratagème de Lidl, a critiqué Jean-Noël Verfaillie. Leur projet est juste sous les 2000 m2 pour ne pas avoir à passer en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial), où ils sont toujours retoqués ». De rappeler le précédent : en avril 2016, la CDAC, où siège le conseiller départemental, avait refusé le projet de transfert et d’extension du Lidl du centre-ville, rue Barbusse, plus loin sur la route de Saultain. À l’époque déjà, seule la ville de Marly s’était montrée favorable, alors que « l’agglo est surcouverte par ce genre d’implantations », a fustigé le chef de file de l’opposition qui entend défendre l’équilibre commercial global du territoire, et les petites enseignes en particulier. Il s’est inquiété aussi du devenir du bâtiment actuel, susceptible d’être squatté s’il n’est pas vite effacé du territoire.

« Ce n’est pas une création, mais un déplacement », lui a répondu Fabien Thiémé qui a insisté sur la qualité architecturale du projet. L’adjoint à l’urbanisme Bernard Évrard a, lui, indiqué que l’agglo avait donné son aval au projet, car « l’actuel Lidl sera repris dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier ». Selon nos informations, le permis de construire a été déposé fin novembre ; le début de la construction est, lui, espéré pour septembre, et l’ouverture prévue courant 2019.

Le projet de la cantine, « un beau gâchis » pour l’opposition.

Pas convaincue, l’opposition a voté contre le projet de Lidl. Et elle s’est abstenue, peu après, sur le projet de construction d’un nouveau restaurant scolaire à l’école Marie-Curie, aux Floralies, provoquant les applaudissements cyniques de la majorité. Ambiance… Il faut dire que Bernard Évrard venait de remettre en cause la véracité des propos de Patrick Lemaire et que Jean-Noël Verfaillie évoquait un « beau gâchis ».

L’opposition a pointé du doigt ce bâtiment délabré, jouxtant l’école Marie-Curie et où mangent actuellement les enfants. « Il sera démoli », a répondu la majorité sans s’engager sur un calendrier.

Ce n’est pas tant le futur bâtiment de 1,7 million, qui sera financé à 73 %, qui fait tiquer l’opposition, mais « le bâtiment (actuel) en ruine à côté. Si un morceau de béton tombe sur la tête d’un enfant, vous êtes responsable ! », a lancé Jean-Noël Verfaillie à Fabien Thiémé. D’arguer que la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), à l’ordre du jour jeudi soir, pour un montant exigible de 267 821 €, aurait pu être sollicitée, dans le même temps, pour la démolition dudit bâtiment, « une verrue en front de rue ».

« Mais oui, on démolira ce bâtiment, on n’est pas assez bête pour le laisser », lui a sèchement répondu l’adjoint aux finances Didier Cayez, sans s’avancer toutefois sur une date. De renvoyer l’opposition aux débats qui, ces derniers mois, se seraient tenus à ce propos en comité de pilotage, et où siège, pour l’opposition, Patrick Lemaire. Ce dernier niant avoir entendu parler de la démolition, il s’est ainsi attiré les foudres de la majorité. Oui, il régnait comme une ambiance de pré-élection, jeudi soir au conseil.


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