Accueil > Sports > Léon Desmenez : portrait d’une figure incontournable du football et (...)

Léon Desmenez : portrait d’une figure incontournable du football et de Marly

Les 14, 15 et 16 mai aura lieu le tournoi international de football de la Pentecôte, baptisé tournoi « Serge Leclercq » pour les U9 et tournoi « Léon Desmenez » pour les U11 et U13. Mais qui était Léon Desmenez, Marlysien et figure incontournable du football valenciennois ?

Né en 1928 à Valenciennes, cadet d’une famille ouvrière, le jeune Léon fréquente les écoles communales des Acacias et du Faubourg de Paris et tape le ballon dans les pâtures de l’étang de Trith avec les gamins du quartier.
La guerre déclarée, il évacue avec ses parents en 1940 à St Amand Montrond dans le Cher où il obtient son Certificat d’Etudes Primaires.

De retour à Valenciennes, il s’inscrit en 1943 au Lycée Technique où il passe son CAP d’ajusteur. C’est à cette époque qu’il intègre les équipes de jeunes de l’U.S.V.A Cadets puis Juniors. Dans l’immédiat après-guerre, il est embauché comme ouvrier à la « Soierie », poursuit sa carrière de footballeur amateur et intègre à plusieurs reprises l’équipe professionnelle de l’époque quelques années de suite.

En 1948 il fait son service militaire dans l’armée de l’air, une passion née de l’observation des Stukas et Spitfires dans les années de guerre et qu’il gardera sa vie durant.
En 1951 il épouse Pauline dont il aura 4 enfants : Chantal, installée à Marly ; Gabriel « Gaby », qui après une carrière de joueur professionnel puis d’entraineur, a mis en route et dirigé le Centre de Formation du Mont Houy de 2008 à 2011 ; Léon, joueur, entraineur, coach adjoint de V.A. de 2001 à 2005, actuel Directeur des Sports et de la Culture à la mairie de St Amand les Eaux qui réside à Marly ; Catherine, expatriée en Angleterre.

En 1954 la famille s’installe rue J. Mermoz à 2 pas de Nungesser qui sera sa 2ème maison.
En 1957, à l’âge de 29 ans, il devient l’adjoint de Robert Domergue l’entraineur emblématique de V.A puis de Gaby Robert, prend en charge la section amateur avec son école de foot du jeudi après-midi et toutes ses équipes de jeunes, et entraine l’équipe réserve pourvoyeuse de nombreux talents. Il passe et obtient tous les diplômes fédéraux nécessaires à ces fonctions.

Il se consacre à son travail d’éducateur et de formateur qui le passionne : il n’a pas son pareil pour détecter les aptitudes chez un gamin, le faire travailler, l’encourager pour en tirer le meilleur pour lui au service du collectif et transmettre sa vision des choses. Son énergie et sa ténacité sont ses qualités principales : Ne rien lâcher et, toujours et toujours, remettre son ouvrage sur le métier. Les couloirs du vieux Nungesser résonneraient encore de ses coups de gueule fameux et la pelouse se souviendrait encore de ses colères homériques et de ses gestes rageurs !

Demandez aux Préseau, Giachetti, Leclercq, Coustillet, Dropsy, Neubert, Duguépeyroux, Gaby et Léon… tous vous diront le travail exigeant qu’il leur impose et les résultats qu’il obtient.
1971 : Léon qui n’a connu qu’un seul club, part pour de nouveaux horizons, pas très loin en fait : il émigre à Reims pour y prendre les rênes de l’équipe du Stade qui porte les mêmes couleurs Rouge et Blanc que V.A d’ailleurs ! Il y connait des résultats mitigés avec de grands joueurs comme Carlos Bianchi et Marcel Aubour…

1982 : Retour aux sources et à la maison…. A 54 ans, un nouveau challenge : l’équipe 1ère de V.A dans la tourmente des années 80. C’est à cette époque que se révéleront les Papin, Laurey, Batelli, Corroyer, Grosselin, Merry….Avec Pauline, il habite désormais à Marly à quelques 400 m à vol d’oiseau de son Nungesser… Il devient Manager Général du Club en 1986 et prend sa retraite en 1988, satisfait du travail accompli.

Il va alors consacrer son temps entre autre au vélo (sa 3ème passion) mais garde encore et toujours un œil aguerri et critique sur le football et sur ses mutations, voire ses dérives. Il est aussi un papy attentionné pour ses 6 petits-enfants dont les 3 garçons qui jouent au foot !
Sa dernière apparition officielle est l’inauguration du stade Papin à Marly où il retrouve un de ses joueurs les plus talentueux.

Léon décède en 1998 d’un cancer quelques mois après la disparition de son épouse.
Il laisse le souvenir d’un homme à la forte personnalité, autodidacte, qui martelait « ne jamais oublier d’où on vient » et comme s’est plu à rappeler le journaliste Didier Braun dans sa chronique du 16 mai 2005 du journal l’Equipe, il laisse « la trace d’un ouvrier du football » honnête, fier et fidèle, droit dans ses bottes, les mains dans le cambouis, pour jouer au foot comme on va au charbon.

Portfolio

Leon Portrait Léon (1986)

Plan du site | Mentions légales | Espace privé | Contact