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Nature en fête : conférence sur la première ruche

Jeudi soir, la conférence sur les abeilles, des ouvrières aux reines, leur mode de vie dans la ruche, dans la nature, leur butinage, leur reproduction, leur fonction sur le maintien de l’écosystème, qui se tenait salle du conseil municipal, était riche en information. On peut se projeter sur les tenants et aboutissants, et sur les conséquences en cas de disparition ce cette espèces animales. Loin de faire du catastrophisme, ce qui est certain, c’est que la planète terre est en danger. Une prise de conscience s’impose. A vos méninges et à vos actes au quotidien ! Voilà le message qu’ont voulu faire passer les différents intervenants.

Prenant la parole au nom de Fabien Thiémé, maire de Marly, Christian Hanquet, a, avant de commencer la conférence, rappelé le programme des trois jours à venir de cette nouvelle édition de Nature en Fête. Puis sans s’épancher plus longuement, l’initiateur de l’opération « ma première ruche » et de surcroit conseiller délégué à l‘environnement et au développement durable a souhaité « des échanges fructueux entre les participants ».

Il n’en fallait pas plus pour aborder : l’histoire du début des abeilles 100 millions d’années avant l’apparition des premières plantes à fleurs ; les premiers hommes cueilleurs de miel 10 000 ans avant Jésus Christ ; les abeilles sous l’antiquité sous l’ère égyptienne 2400 ans avant JC ; la récolte du miel sous le moyen âge ; les habitants de la ruche ; les apiculteurs d’aujourd’hui ; la disparition de plus d’un tiers des abeilles sur ces dix dernières années… Le sujet passionne.

« La disparition progressive des abeilles amènera à la disparition de notre civilisation ». Mustapha Rakki. Rucher

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En bon pédagogue Mustapha Rakki a su capter l’attention de l’auditoire. Pour cet apiculteur amateur, le message est clair. « La disparition progressive des abeilles amènera à la disparition de notre civilisation ». Loin de sombrer dans un scénario catastrophe, l’argumentation tient la route et fait réagir le public. « Si un jour il n’y a plus d’abeille, il n’y aura plus de pollinisation, donc plus de reproduction de fleurs, de légumes, de fruits. L’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

Les arguments pointés tour à tour par le conférencier, puis par Frédéric Moreau et Jeanine Lecaille, font mouche. Ils font froid dans le dos. L’auditoire réagit, il pose des questions, les réponses fusent. Les conférenciers insistent sur l’importance d’une économie et des moyens de production respectueuses de l’écologie.

Pour étayer leur argumentation, il est fait état de deux études scientifiques pointant. « La famille d’insecticides la plus toxique est celle des néonicotinoïdes qui touchent directement le système nerveux des abeilles ». Mustapha Rakki, propose trois solutions à mettre immédiatement en œuvre pour mettre un terme à la disparition des abeilles et de notre civilisation.

« Interdire les pesticides qui participent à l’érosion de la biodiversité, supprimer les pesticides qui mettent en danger l’alimentation humaine, et les néonicotinoïdes qui ont un impact direct sur la santé, notamment des enfants ». Les échanges entre les conférenciers et le public imposent une évidence : Dans cette société de surconsommation et de surproduction, il est temps de prendre conscience que la planète terre est en danger, et par voie de conséquence la survie de l’espèce humaine.

Tout à chacun, dispose du pouvoir d’agir et de ne plus subir. C’est juste une question de volonté… commune. Evidemment !

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