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Marly : se remettre au boulot dans un esprit constructif, en remisant les tensions (La Voix du Nord du 31/10/15)

C’est la tonalité imprimée au conseil municipal de Marly, jeudi soir, le deuxième qui suivait l’élection municipale partielle du 4 octobre ayant confirmé Fabien Thiémé et son équipe aux manettes de la ville.

Les élections sont passées et il faut maintenant se remettre au boulot. En remisant les tensions et querelles, tant qu’à faire. Ainsi au conseil de jeudi soir, a-t-on vu Fabien Thiémé, dans sa posture de maire confortablement réélu, faire assaut d’amabilités envers son adversaire malheureux et Jean-Noël Verfaillie lui répondre sur le même ton. Tout cela dans un esprit « constructif », bien entendu. Illustration lors du vote sur la formation des élus, plafonnant la dépense à 1 % du montant total susceptible d’être alloué. « Un peu juste » : Jean-Noël Verfaillie – qui se formera, lui, aux frais du conseil départemental – pensait voter contre. Fabien Thiémé, pour aller dans son sens : « Je propose de relever les crédits lors d’un prochain budget. » Son opposant : « Alors, nous ne ferons que nous abstenir. » Le maire, à l’humeur décidément taquine : « Je croyais que nous ferions l’unanimité. Mais il faut bien exister. »

L’unanimité se fit sur les commissions municipales. Sur le principe d’un vote à main levée, pour gagner du temps, et sur la répartition des sièges, avec un titulaire pour l’opposition. Celle-ci en revanche n’a pas été invitée à siéger dans les représentations extérieures, s’abstenant dès lors. « 27 pour, 6 abstentions, c’est la quasi-unanimité », s’est encore amusé Fabien Thiémé.

Intervention politique de la 1re adjointe en fin de séance

Dans son intervention liminaire, le premier magistrat avait évoqué les trois projets qui arrivent à terme (le foyer pour autistes, le foyer d’accueil médicalisé, la maison des associations) ainsi que les « grands projets structurants de la ville pour construire le Marly de demain » : parmi ceux-ci, l’ANRU 2 à la Briquette. Le président de la Région, Daniel Percheron, auquel il a rendu un hommage appuyé, « sera vu » pour un « point d’étape ». « Méfions-nous des promesses à quelques mois des élections » : Jean-Noël Verfaillie n’en a pas dit plus, en fin de séance. Assez tout de même pour la 1re adjointe Marie-Thérèse Hourez, que la remarque laissait « sans voix » mais qui la retrouva très vite pour sortir le discours qu’elle avait préparé, sur tout ce que la droite a suspendu, réduit ou supprimé depuis son arrivée au conseil départemental : « Vous avez été d’accord avec tout. Alors, M. Verfaillie, pas de discours à géométrie variable ! » La politique, in extremis, revenait dans le jeu.

Dix-Muids : la ville se rend propriétaire des voies

Au conseil municipal réuni jeudi soir, l’un des 24 points à l’ordre du jour visait à la régularisation de la situation juridique des rues Blaise-Pascal et Lavoisier ainsi que d’une partie de la rue Roger-Salengro et du chemin des Postes, autrement dit les voies de la zone d’activités économiques (ZAE) des Dix-Muids. La ville a en effet engagé la procédure dite de biens vacants et sans maître, en vue de se rendre propriétaire des parcelles constituant leur assiette foncière. Car celles-ci appartiennent encore à la SEMAEC, aménageur de la zone, alors qu’elle n’a plus d’existence juridique depuis sa radiation du registre du commerce et des sociétés le 21 septembre 2009. Et constat a été fait que les contributions foncières afférentes à ces parcelles n’ont pas été acquittées depuis plus de trois ans. Leur incorporation à titre gratuit dans le domaine public local permettra de « saisir l’agglo pour procéder à la remise en état des routes, trottoirs, caniveaux ».

Au fil du conseil...

« Puisqu’on n’est plus que six… » L’opposition s’est abstenue de voter la nouvelle version du règlement intérieur, au motif que les commissions municipales passent de dix à huit membres, parmi lesquels elle ne comptera plus qu’un seul représentant contre deux précédemment. En outre, Jean-Noël Verfaillie avait demandé que les siens puissent être côte à côte et non plus répartis à égalité au bout des deux branches du U que forme l’assemblée communale. « On n’est plus que six : on ne prend pas trop de place (sic) », justifiait-il. En l’occurrence, il devait se sentir isolé dans la mesure où les deux colistiers placés à côté de lui, dont Céline Plateel-Thuin, étaient absents jeudi soir. Ça lui a été refusé. Au passage, Fabien Thiémé n’a pas manqué de rappeler que l’opposition – à laquelle il appartenait alors – était bien plus mal lotie au temps de Philippe Duée.

Indemnités réévaluées. En prenant la ville en 2008, la municipalité de gauche avait fait le choix de baisser de 30 % le montant de ses indemnités, ce qui a permis de réaliser depuis lors une économie de 175 000 €. Ces indemnités sont aujourd’hui réévaluées : celle de maire passe de 55 à 64 % de l’indice (1015) brut terminal de la fonction publique (sur un maximum de 90 % compte tenu que Marly a été attributaire de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale) ; celle d’adjoint de 25 à 29 % (sur un maxi de 33 %), tandis que celle des conseillers municipaux délégués demeure inchangée (7,5 %). « Une réactualisation justifiée par la charge de travail », selon Fabien Thiémé, observant que des communes limitrophes appliquent les taux pleins. Une « présentation » qui n’est pas du goût de Jean-Noël Verfaillie, lequel a « regretté » de devoir intervenir sur ce chapitre : « Ce sont plutôt les réalités vécues depuis 2015 qui font que vous avez besoin d’augmenter votre indemnité personnelle », a-t-il estimé. L’opposition a néanmoins voté pour.

BERNARD DÉFONTAINE

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VDN Marly

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