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Jean Degros, légende du basket, se souvient

Vous trouverez ci-dessous un article paru ce mercredi 24 décembre 2014 dans la Voix du Nord, au sujet de Jean Degros, ancien basketteur, une figure sportive connue et reconnue et grand ami de Monsieur le Maire, Fabien Thiémé..

C’est l’une des figures du Denaisis. L’un de ceux qui ont contribué à porter haut non seulement les couleurs d’un club, mais aussi celles de toute une agglomération. Cet homme, c’est Jean Degros, meneur de l’AS Denain Voltaire des années 40 à 70. Une époque où l’on ne parlait pas encore de sport professionnel...

"Mon père était instituteur à l’école Voltaire à Denain. C’est là que tout a commencé". L’histoire de Jean Degros avec le basket, et celle du club, fondé par son père en 1947. A la récré, tous les gosses jouaient au basket. "Il y avait des gens doués dans notre secteur". A commencer par le fils de l’instituteur, international junior en 1956, en équipe de France l’année suivante, à 17 ans. En 1958, il dispute sa première finale de coupe de France.

Jusqu’aux années soixante, le basket ne se joue (pratiquement) pas en salle, mais à l’extérieur. "C’était vraiment rudimentaire !". En 1960, Denain gagne la coupe de France et accède à la Nationale 1, le plus haut niveau de l’époque. "C’est le début d’un grand parcours...". L’équipe est pour moitié composée de joueurs issus du Denaisis.

En 1964, l’équipe intègre la salle Henri Barbusse, une salle construite pour le basket. "Il y avait un certain confort à jouer en salle". Les ballons, eux non plus n’ont rien à voir avec ceux que l’on connaît aujourd’hui. Des balles en cuir jusqu’en 1958, puis en caoutchouc granulé.

Les résultats sont là malgré le peu de moyens. "Denain est un club qui n’a jamais eu beaucoup d’argent. Le club n’a eu ses premiers sponsors que dans les années soixante dix, quand les hypers se sont installés. Les joueurs avaient une grande volonté. On a surpris le monde du basket français.

Un club, dit encore Jean Degros, qui peut se targuer d’être "à la base du jeu moderne". Alors que la plupart des équipes ont un jeu plutôt statique, les denaisiens sont tournés vers l’attaque. "C’était un peu une révolution. A l’époque, on ne s’en rendait pas compte. Puis les autres clubs se sont mis à nous copier un peu".

L’équipe connaît aussi des moments de déception, comme ces trois finales perdues en coupe de France, trois années consécutives, en 1964, 65 et 66. "Toutes les trois perdues d’un point ...". Denain échou aussi d’une longueur en demi-finale de coupe d’Europe, en 1970, contre le FC Barcelone. "On perd là-bas d’un point après prolongation. Ce sont des souvenirs extraordinaires !", certifie Jean Degros. "Ces défaites nous stimulent. On n’a jamais aimé perdre. On nous appelait les frondeurs".

Talentueux, courageux, durs au mal. Autant de qualités qui caractérisent les basketteurs denaisiens. Ils pouvaient aussi compter sur le soutien d’un public en or. "On était en symbiose avec eux. On les aimait bien, nos supporters, et ils nous le rendaient bien".

Les années ont passé et "Voltaire" est parvenu à surmonter les crises. Jean Degros continue d’assister aux matchs, quand il n’est pas pris "Denain c’est mon club, c’est ma ville".

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Jean Degros

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